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 TCHERNOBYL : VINGT ANS APRES... LA VERITE !...

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MessageSujet: TCHERNOBYL : VINGT ANS APRES... LA VERITE !...   Mer 12 Avr - 9:39

TCHERNOBYL : VINGT ANS APRES…
Par Claude-Marie Vadrot http://www.jne-asso.org/edito.html

[color=darkblue][b]Le 29 mars, devant la porte qui donne sur le célèbre sarcophage de Tchernobyl, j'ai mesuré la radioactivité instantanée : 0, 800 millirems. Il y a dix ans, au même endroit, à quelques centimètres près, exactement avec le même compteur, la radioactivité était de 0,450 millirems. Quelques minutes plus tard, le directeur adjoint de la centrale m'a expliqué, successivement, que je me trompais, puis que j'avais été victime d'un coup de vent malencontreux, puis qu'il y avait peut-être des travaux en cours. Sur le sarcophage, il n'y avait personne et il ne pleuvait pas, tout comme en 1996. Pourtant le chiffre est quasiment le double, le directeur adjoint peut bien dire ce qu'il veut, la mesure est incontestable. Alors ?
Alors deux choses : d'abord le sarcophage fuit plus qu'avant et, ensuite, le directeur adjoint explique tranquillement que fermer les autres réacteurs a été une grave erreur. A Kiev, le vice-ministre des Situations d'Urgence, qui fut administrateur de la zone évacuée, dit également qu'il n'aurait pas fallu fermer les autres réacteurs parce qu'ils n'avaient pas encore atteint leur rentabilité économique.
(...)
Pour un peu, le camarade Vladimir Kholosha, regretterait que l'accident de 1986 se soit produit avant que le réacteur ne « rembourse » son investissement.
A une soixantaine de kilomètres de là, Vladimir Udovychenko, le maire, désormais élu mais autrefois nommé, de la ville de Slavutish créée pour tous les réfugiés de l'accident et pour les travailleurs de l'entretien de Tchernobyl, se plaint qu'aucune promesse envers les malades de l'atome ne soit tenue. Il se plaint de l'insuffisance des soins, des contrôles et des médicaments. Puis il regrette également que tout soit arrêté à Tchernobyl parce que cela fait disparaître des milliers d'emplois pour sa cité de 25 000 habitants dont beaucoup, femmes et hommes, partent tous les jours par le train vers la centrale pour y travailler.
A Tchernobyl, autrefois 15 000 habitants, il n'y a plus que des adultes, militaires ou civils. Tchernobyl est une ville sans enfants où l'on vient travailler « pour un certain temps ». A Tchernobyl, on contrôle plus les photographes, les allées et venues et les identités que la radioactivité emmagasinée par les femmes et les hommes.
A Pripiat, autrefois 50 000 habitants, il n'y a plus personne. Parfois, dans les rues où les arbres commencent à pousser, des élans se promènent. En haut des plus hauts immeubles, se perchent notamment des aigles royaux. Je visitais cette « Pompéi » des temps modernes pour la troisième fois et comme en 1987 j'ai éprouvé une angoisse indicible : rien n'a changé, ou presque, mais impossible de s'habituer à cette image du désastre qui renaît chaque année après avoir été enfouie sous la neige de l'hiver.
A Kiev, les médecins, les spécialistes, les administratifs discutent toujours sans fin non pas sur la gravité des maladies mais sur le nombre des morts, des cancers, des leucémies ou des affections cardiaques. Comme à l'Agence internationale de l'énergie atomique de Vienne, on ergote sur le nombre des liquidateurs décédés.

Ces hommes et ces femmes soviétiques à la fois fous, courageux et patriotes qui se sont battus des mois contre le monstre en feu, ramassant parfois les débris radioactifs à la main. On saurait à peu près combien ils auraient été en Ukraine (un peu plus de 300 000 dont 60 000 officiellement invalides), mais pour les autres mystère : entre 600 000 et 1 000 000 fournis par l'armée et par les Républiques de toute l'URSS. Contrairement à ce qui se dit et s'écrit souvent, il s'en faut de beaucoup qu'ils aient été tous contraints de participer à cette gigantesque lutte contre les conséquences à court terme et à moyen terme de l'accident. Beaucoup furent volontaires : au nom de leur foi soviétique, de leur détermination de servir pour un régime auquel ils croyaient. Parmi les liquidateurs, j'avais quatre amis, tous ingénieurs, tous volontaires. Ils sont morts tous les quatre…
Dans ce voyage, au moins pendant deux jours, puisque, ensuite j'y suis retourné seul, j'étais accompagné des spécialistes de l'IRSN ( Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire). L'organisme qui a succédé à l'IPSN où Philippe Vesseron, ancien du ministère de l'Environnement et maintenant à la tête du BRGM, avait inventé la transparence. Il en reste apparemment quelque chose. Mais de quel poids pèse cette volonté de transparence face à l'AIEA et face au lobby nucléaire européen et mondial ?
Je voudrais être certain que cette transparence ne soit pas biaisée. Je voudrais être certain que tous les nucléocrates du monde qui jouent aux Maîtres du monde sont aussi impressionnés que moi par les conséquences encore visibles de la catastrophe et qu'ils ne soient pas persuadés, comme les patrons de Tchernobyl, que l'on a eu tort de céder à la pression de l'opinion publique en fermant les réacteurs.
Et surtout, il ne faudrait pas que s'incruste cette certitude soigneusement distillée et savamment étayée que l'accident de Tchernobyl est simplement dû à une « incurie » des spécialistes soviétiques. Ils n'étaient pas plus idiots que d'autres. Mais comme les autres, comme tous les autres ils croyaient pouvoir maîtriser l'atome.
Le 26 avril 1986 la réalité leur a donné tort comme elle aurait pu, ou comme elle pourrait un jour, donner tort à d'autres énergumènes scientistes dans le monde.
PS : Au cours de cette semaine, nous mettrons sur le site tous les éléments, tous les chiffres, toutes les observations recueillies pendant ce reportage.



Dans la nuit du 25 au 26 avril 1986, un an après l'arrivée au pouvoir de Mikhaïl Gorbatchev, à 1 h 23 minutes du matin, à la suite d'un test de sécurité commencé à 14 h, le réacteur numéro quatre de la centrale s'est emballé et a explosé quelques minutes plus tard en dépit du déclenchement de la procédure d'urgence. Tous les témoignages concordent pour évoquer deux explosions dont l'une dans la salle des turbines électriques.

Le mystère de ces deux explosions pratiquement simultanées, sans que l'on sache quelle fut la première, n'a jamais été éclairci. Mais la suite de l'accident se transformant en quelques secondes en catastrophe est connue ; même si, vingt ans plus tard, les spécialistes, les nucléocrates, les politiques, les écologistes, les médecins et les apparatchiks de l'Est comme de l'Ouest, se querellent encore sur le bilan de l'accident, qu'il s'agisse des conséquences déjà visibles et plus ou moins mesurables et des conséquences à venir. Malgré les réticences, encore exprimées aujourd'hui, des Ukrainiens, les réacteurs un, deux et trois de Tchernobyl ont été progressivement arrêtés. Ainsi que les travaux de construction, déjà très avancés, des tranches cinq et six.
Comme en 1987, comme en 1996, les journalistes des JNE se sont rendu sur place, de Kiev à la zone de 1000 kilomètres carrés toujours interdite au public en passant par le sarcophage pour faire le point. Voici quelques-unes des informations qu'ils ont pu recouper ou vérifier en Ukraine ; la Biélorussie victime d'une régime dictatorial (accepté, que cela nous plaise ou non, par une majorité de la population) ne se prêtant pas actuellement à une investigation sérieuse et la Russie n'étant guère mieux lotie dans le domaine de la transparence. Le sud de la Biélorussie, au nord de Tchernobyl, comme la région de Briansk (à l'est de Tchernobyl) ont été gravement touchés par le nuage radioactif.
Le lecteur trouvera ci-dessous, thème par thème, les informations et les impressions que nous avons pu collecter, ensemble qui sera enrichi au fur et à mesure que nous en recevrons d'autres jusqu'à la fin du mois d'avril.


Santé
Malgré les rumeurs persistantes et bien que Paris Match vienne de publier (sans commentaire vraiment explicite…) la photographie d'un enfant hydrocéphale dans les bras de sa mère, photo prise au début de cette année en Biélorussie, il n'existe aucune preuve, c'est-à-dire également aucune statistique, indiquant, en Biélorussie comme en Ukraine et en Russie, que le taux des malformations à la naissance soit supérieur au reste de l'Europe. Pas de malformations ni de mutations en quantités anormales non plus pour ce qui concerne les mammifères sauvages et les mammifères d'élevage.
Santé des enfants
L'augmentation, tout à fait anormale, des cancers de la thyroïde touchant les enfants se poursuit d'une façon qui parait inexorable dans les trois pays touchés par le nuage radioactif. Pour ce qui concerne l'Ukraine, seul pays pour lequel les chiffres sont à peu près fiables, il y a eu 237 cas officiellement répertoriés en 1986. Le chiffre est de 1270 cas nouvellement déclarés pour 2004. Entre 1991 (indépendance de l'Ukraine) et 2004, la progression du nombre de ces cancers touchant les enfants a été de 5400. Pour les prochaines années, pour les trois pays concernés, les prévisions du Centre de recherche en médecine radiologique créé à Kiev en 1986, sont de plusieurs milliers (4000 à 8000). Le pronostic de ce type de cancer, quand il est soigné à temps, n'est pas forcément fatal mais les soins et/ou les opérations sont très souvent invalidantes pour la vie entière des enfants concernés.

D'autre part, dans les trois pays, les médecins constatent des asthénies et des retards de croissance inexplicables. Notamment en Biélorussie, il est patent que la population du sud du pays et un certain nombre d'enfants, consomment des aliments contaminés. Il n'est vraiment pas certain que la méthode biélorusse qui consiste à mélanger le lait des zones contaminées avec du lait « sain » importé du reste du pays soit la meilleure façon d'entretenir la santé des gens vivant dans les secteurs touchés par la radioactivité. Autre aspect : malgré les avertissements des autorités, les gens consomment toujours des champignons ramassés dans les zones infectées, les champignons étant (avec la salade) connus pour pomper un maximum de radioactivité.

La santé des adultes
Les médecins, ceux du centre spécialisé et les autres notent des progressions importantes pour les cancers (prioritairement des poumons), des leucémies (+ 10 à 12 %), des affections cardio-vasculaires, des dépressions nerveuses et des suicides. Il n'existe pas de statistiques précises car la « déclaration » de ces maladies n'est pas obligatoire. Et surtout il n'est pas conseillé aux médecins et aux centres de soins de lier ces affections (notamment les cancers, les leucémies et les problèmes cardio-vasculaires) à la pollution radioactive de l'accident et de ses suites. Car établir ce lien revient à donner aux victimes un statut « d'invalide de Tchernobyl» qui entraîne le versement d'une pension plus ou moins importante. Malgré les imperfections manifestes du suivi épidémiologique, toutes les statistiques globales montrent une hausse des cancers dans les zones touchées (ou dans leurs populations évacuées) par rapport à la moyenne nationale de l'Ukraine. Au fur et à mesure que le temps passe, les chercheurs s'intéressent également à la progression des cancers de l'estomac, du côlon et des ovaires, notamment pour les gens qui ont subi des expositions plus faibles.

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